Aperçu des sections

    • Fabrication numérique

      Le présent module constitue le socle pédagogique commun de la plateforme fabricationnumerique.fr. C’est la porte d’entrée de la plateforme.Il a pour objectif de poser une culture partagée de la fabrication numérique et des espaces du faire, avant l’accès aux modules techniques dédiés aux machines et aux logiciels.

      Ce parcours s’adresse à :

      • des usager·es de fablabs et makerspaces (loisir ou professionnel)
      • des salarié·es et équipes d’espaces du faire
      • des organismes de formation, tiers-lieux et structures partenaires
      • toute personne souhaitant comprendre les fondamentaux de la fabrication numérique.

      Aucun prérequis technique n’est nécessaire. Le parcours vise à :

      • clarifier les notions et le vocabulaire liés à la fabrication numérique
      • contextualiser l’usage des machines dans des espaces partagés
      • transmettre les valeurs communes des espaces du faire
      • favoriser l’autonomie progressive des publics
      • préparer l’entrée dans les modules machines et logiciels dans un cadre sécurisé et cohérent

      Ce module permet de mieux comprendre les lieux, les outils et les pratiques avant de se lancer. Il aide à se repérer, à gagner du temps lors des premières prises en main et à aborder les machines avec plus de confiance. Ce module s’adresse à des personnes ayant des niveaux très différents. Il peut servir de découverte, de rappel ou de mise en perspective selon les parcours. Les contenus sont amenés à évoluer, s’enrichir et être adaptés selon les retours des lieux, des équipes et des usager·es.

      Ce module :

      • ne forme pas à une machine
      • ne remplace pas un.e FabManager.euse (personne gérant un espace du faire)
      • ne valide pas des compétences

      Ce module prépare à entrer dans les pratiques des espaces de fabrications.

    • Sommaire

      1. Introduction générale : la fabrication numérique
      2. Les espaces du faire
      3. Outils et machines de fabrication numérique
      4. Logiciels libres et open source
      5. Documentation 
      6. Avant d’utiliser la plateforme 
  • Introduction générale : La Fabrication Numérique
    • Fabrication numérique

      La fabrication numérique transforme les manières de concevoir, d’apprendre et de produire, en s’appuyant à la fois sur des outils techniques, des dynamiques collectives et des ressources partagées. Elle se situe à l’articulation entre pratiques de conception et de fabrication, dispositifs de formation et construction de communs.

    • Concevoir et produire à partir de fichiers

      La fabrication numérique repose sur un principe simple : concevoir un objet à l’aide d’outils informatiques, puis le produire grâce à des machines pilotées par ordinateur. Elle permet de démocratiser au plus grand nombre la pratique de la fabrication et est un socle des Espaces du Faire en particulier des FabLabs.

      Nous parlons de fabrication assistée par ordinateur, car le processus s’appuie sur :

      • la création de fichiers numériques (dessins, modèles 3D, plans)
      • leur transformation en instructions pour des machines
      • la production d’objets physiques à partir de ces données
      • partage de fichiers (documentation)

      Ces fichiers peuvent être partagés, modifiés, adaptés, personnalisés et réutilisés.Ils circulent entre lieux, personnes et machines, ce qui permet la fabrication distribuée : un objet peut être conçu à un endroit, puis fabriqué ailleurs, dans un autre atelier ou un autre territoire en s’adaptant au besoin.

      Cette logique transforme la manière de produire, d’apprendre et de collaborer.

    • Une plateforme partagée de formation autour des logiciels et des machines

       

      L’accès aux outils de fabrication numérique suppose l’acquisition de compétences variées ; comprendre les logiciels de conception, préparer des fichiers adaptés aux machines, intégrer les règles d’usage et de sécurité ou encore documenter et partager les pratiques.

      Dans de nombreux espaces du faire, ces apprentissages se construisent en atelier, par la pratique, l’expérimentation et l’accompagnement humain. Les besoins sont toutefois récurrents, et les ressources disponibles restent souvent dispersées ou difficiles à mobiliser.

      La plateforme fabricationnumerique.fr a été conçue comme un support commun de formation et de montée en compétence. Elle s’adresse aussi bien aux usager·es qu’aux équipes des lieux, aux structures de formation et, plus largement, à toute personne souhaitant mieux comprendre la fabrication numérique et ses usages.

      Elle met à disposition des ressources pédagogiques en ligne autour des logiciels, des machines et des pratiques, afin de proposer des repères partagés et d’accompagner les parcours d’apprentissage. Elle ne se substitue pas aux formations en présentiel, mais vient les compléter et soutenir les dynamiques existantes dans les espaces du faire. Elle permet de dédier  le temps en présentiel à la pratique, la théorie pouvant être faite en autonomie, à son rythme.

      La plateforme aborde les machines sous l’angle des fondamentaux : principes de fonctionnement, usages possibles, règles de sécurité, logiques de préparation des fichiers et repères communs. Elle ne vise pas à former à l’utilisation détaillée de chaque machine, ce qui dépend des modèles, des configurations et des contextes propres à chaque espace du faire.

      L’apprentissage opérationnel se construit dans les lieux, avec les équipes, à partir des équipements disponibles. C’est pourquoi la plateforme ne remplace pas les formations locales ni les habilitations nécessaires à l’utilisation des machines.

      Elle constitue plutôt un socle commun, permettant de comprendre les fondamentaux  avant la pratique.

      Dans cette perspective, les espaces du faire sont invités à contribuer en partageant leurs propres ressources de formation : notices, protocoles, supports pédagogiques, retours d’expérience. L’objectif est de constituer progressivement un espace ressources mutualisé, alimenté par les lieux eux-mêmes, reflétant la diversité des machines et des pratiques.

      Cette approche permet, par exemple, de documenter différents modèles d’équipements — comme les découpeuses laser — à partir des usages réels, et de rendre ces connaissances accessibles à d’autres espaces, d’autres équipes et d’autres territoires.

      La plateforme devient ainsi un point d’articulation entre un socle commun partagé et des ressources locales spécifiques, produites et enrichies en réseau.

    • La fabrication numérique comme un commun

       

      Au-delà des outils et des machines, la fabrication numérique s’inscrit dans une logique de partage des connaissances et des ressources. Les fichiers, les méthodes, les documentations et les retours d’expérience peuvent être diffusés, réutilisés et améliorés collectivement.Ils constituent progressivement des ressources communes, utiles à un grand nombre d’acteurs.

      Dans les espaces du faire, cette dimension est centrale :

      • les savoir-faire circulent
      • les projets sont documentés
      • les solutions sont partagées
      • les ressources sont mutualisées

      La fabrication numérique participe ainsi à la construction de communs : des ressources ouvertes, co-produites et réutilisables, qui dépassent les usages individuels pour devenir des supports collectifs d’apprentissage, d’innovation et de coopération.

      La plateforme s’inscrit dans cette logique en contribuant à rendre accessibles des contenus pédagogiques, en favorisant leur diffusion et en permettant leur appropriation par différents territoires et structures.

    • Qu'est ce qu'un espace du faire ?

      Un espace du faire est un espace pour apprendre à faire ensemble afin de contribuer à changer notre monde face aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques. Ce n’est pas seulement un atelier équipé de machines et outils. C’est d’abord un lieu collectif où l’on apprend, expérimente et fabrique ensemble. On y vient pour transformer une idée en objet, réparer, prototyper, produire, et aussi pour rencontrer d’autres personnes, échanger des savoir-faire et progresser par la pratique. Ces lieux prennent des formes variées — FabLabs, makerspaces, manufactures, ateliers partagés, tiers-lieux de fabrication — mais ils reposent sur une même logique : mettre en commun des outils, des compétences et du temps pour rendre la fabrication accessible à un plus grand nombre. On peut y passer de l’idée à l’objet grâce à la combinaison d’une communauté, d’équipements, d’un lieu et d’un accompagnement. La notion d’espace du faire s’inscrit dans la continuité de celle des FabLabs, tels que définis par leur charte internationale de la FabFoundation. Un FabLab est un lieu ouvert qui donne accès à des outils de fabrication numérique, encourage l’apprentissage par la pratique et repose sur le partage des connaissances. Il fonctionne comme un espace d’expérimentation et de transmission, où chacun peut apprendre, contribuer et documenter. 

    • Les espaces du faire : Un lieu social

       

      Les espaces du faire élargissent aujourd’hui cette approche. Ils ne se limitent pas à un modèle unique, mais partagent un socle commun : l’ouverture, la coopération, l’autonomie progressive des usager·es et la circulation des savoirs. Ils accueillent des profils très différents — citoyen·nes, artisan·es, étudiant·es, entrepreneur·ses, professionnel·les — et permettent des rencontres entre des univers qui se croisent rarement. Un espace du faire fonctionne aussi comme un point de rencontre entre plusieurs mondes : entre le manuel et le numérique, entre l’artisanat et l’industrie, entre production individuelle et production collective. Il permet d’explorer d’autres manières de concevoir et de produire, souvent à l’échelle locale, tout en restant connecté à des réseaux plus larges. La nature profonde de ces lieux dépasse la simple mise à disposition d’outils. Ils participent à la production de ressources communes. Les méthodes, les documentations, les fichiers, les retours d’expérience circulent, se transmettent et s’améliorent. Ce sont ces ressources partagées qui permettent à d’autres lieux, d’autres personnes et d’autres territoires de s’approprier les pratiques et de les faire évoluer. Les espaces du faire ne fonctionnent pas isolément. Ils s’inscrivent dans des réseaux mondiaux comme Vulca ou FabFoundation, nationaux comme le RFFLabs ou l’ANTL et régionaux comme la Rosêe ou la Coopérative Tiers-Lieux qui favorisent le faire ensemble, la documentation ouverte et la constitution de communs liés à la fabrication. Ce maillage permet aux expériences locales de devenir des ressources collectives, et aux connaissances produites dans un lieu de bénéficier à d’autres. C’est cette circulation — des personnes, des savoirs, des fichiers et des pratiques — qui fait des espaces du faire bien plus que des ateliers : des lieux d’apprentissage, de coopération et de production de communs à l’échelle d’un réseau.

    • Apprendre dans un espace du faire

       

      Apprendre dans un espace du faire repose sur une pédagogie active. Il s’agit d’un apprentissage par la pratique, basé sur l’expérimentation, l’essai-erreur et l’observation.

      Les équipes des espaces du faire jouent un rôle d’accompagnement :

      • elles transmettent des règles
      • sécurisent les usages
      • orientent les projets
      • favorisent l’autonomie.

      L’objectif n’est pas de tout savoir immédiatement, mais de progresser étape par étape, en fonction de ses besoins et de ses projets.

    • Les outils de la fabrication numérique

      La fabrication numérique s’appuie sur des machines pilotées par ordinateur, capables de produire un objet à partir d’un fichier numérique qui peut lui aussi être partagé. Chaque machine répond à des usages spécifiques, selon les matériaux, les formes recherchées et les types de projets. Avant de fabriquer, il est nécessaire de concevoir.

      La conception passe par l’utilisation de logiciels de dessin ou de modélisation numérique. On distingue notamment : la DAO (dessin assisté par ordinateur), utilisée pour des dessins en deux dimensions la CAO (conception assistée par ordinateur), utilisée pour la modélisation en trois dimensions.

      Parmi les machines les plus courantes dans les espaces du faire :

      • Imprimante 3D
        Machine qui fabrique un objet en volume en déposant de la matière couche par couche, généralement du plastique, de la résine ou de la céramique.




      • Découpe laser
        Machine qui découpe ou grave des matériaux tendres et plats (bois, carton, acrylique, textile…) à l’aide d’un faisceau laser, à partir d’un dessin numérique.

        Découpe laser

      • Fraiseuse à commande numérique (CNC)
        Machine qui enlève de la matière dans un bloc (bois, métal, plastique…) pour produire une pièce en deux ou trois dimensions
        .FRAISAGE NUMÉRIQUE & ATELIER BOIS – Faclab
      • Traceur-plotter de découpe
        Machine qui découpe des matériaux souples et fins (vinyle, papier, film adhésif…) en suivant des tracés numériques.

        traceur plotter

      • Brodeuse numérique
        Machine qui réalise des motifs textiles à partir de fichiers numériques traduits en instructions de couture.

                     

      • Imprimante textile
        Machine permettant d’imprimer directement des motifs numériques sur du tissu ou des vêtements.

        imprimante textile

      • Découpe plasma
        Machine qui découpe des métaux conducteurs à l’aide d’un jet de plasma piloté par ordinateur.

        decoupe plasma

      • Machine de marquage laser
        Équipement utilisé pour graver ou marquer de manière précise des surfaces (métal, plastique, bois), souvent pour l’identification ou la personnalisation.

        laser de marquage

      Ces machines fonctionnent à partir de fichiers numériques issus de logiciels de conception. Elles permettent de passer de l’idée à l’objet, de prototyper, de produire en petite série ou d’expérimenter des formes et des usages. Leur utilisation est indissociable des matériaux disponibles. Dans de nombreux espaces du faire, une matériauthèque commune est mise en place : elle regroupe des matières premières, des chutes, des éléments réemployés ou recyclés, accessibles aux usager·es pour leurs projets. Elle constitue à la fois un support d’apprentissage et un levier pour favoriser le réemploi, l’expérimentation et l’économie circulaire. Machines et matériauthèque fonctionnent ensemble. Elles permettent d’explorer différentes manières de fabriquer, de tester des solutions et de concevoir des objets adaptés à des contextes locaux.

    • Les logiciels de la fabrication numérique


      Les logiciels occupent une place centrale dans la fabrication numérique : ils permettent de concevoir, de préparer des fichiers pour les machines et de documenter les projets. Derrière ces outils se posent aussi des question
      s de choix, d’accès, d’inclusion et de culture numérique.

    • Logiciel libre

      Un logiciel libre est un logiciel dont l’utilisation repose sur quatre libertés fondamentales : la possibilité de l’utiliser librement, d’en étudier le fonctionnement, de le modifier et d’en redistribuer des copies, avec ou sans modifications. Cette définition ne concerne pas uniquement la gratuité. Elle renvoie avant tout à la capacité d’appropriation et de partage des outils numériques.

      Les logiciels libres et open source sont largement présents dans les espaces du faire. Ils permettent aux personnes de comprendre comment fonctionnent les outils, de continuer à pratiquer en dehors des lieux et de s’approprier progressivement les usages.

      Dans les labs, ces logiciels sont souvent encouragés et soutenus. Les équipes contribuent souvent à leur développement, participent à leur diffusion et accompagnent les usager·es dans leur prise en main. Ils constituent un levier important pour l’autonomie et pour la circulation des connaissances.

      Pour autant, les logiciels propriétaires font aussi partie des pratiques. Ils peuvent être nécessaires dans certains contextes professionnels, industriels ou pédagogiques, ou simplement plus adaptés à certains usages. Les espaces du faire n’en interdisent pas l’usage : ils cherchent plutôt à permettre une compréhension des différences et à donner des clés de choix.

      La posture des labs est avant tout une posture d’acculturation. Il s’agit de permettre aux usager·es de comprendre les enjeux liés aux outils numériques, d’identifier leurs possibilités et leurs limites, et de naviguer entre différents environnements selon les besoins.

      La coexistence entre logiciels libres et logiciels propriétaires reflète la réalité des pratiques. Elle permet d’articuler accessibilité, autonomie et exigences professionnelles, tout en maintenant un lien fort avec les valeurs de partage, de contribution et de diffusion des connaissances qui traversent les espaces du faire.

    • Les logiciels libres fréquemment utilisés

      FreeCAD
      Logiciel de conception 3D paramétrique, utilisé pour modéliser des objets techniques et préparer des fichiers destinés à l’impression 3D ou à l’usinage.

      Inkscape
      Logiciel de dessin vectoriel utilisé pour la découpe laser, le plotter ou la préparation de visuels techniques.

      Ink/Stitch
      Extension d’Inkscape dédiée à la broderie numérique, permettant de transformer des dessins en fichiers exploitables par des machines de broderie.

      GIMP
      Logiciel de traitement d’image utilisé pour préparer des visuels, retoucher des photos ou produire des supports de documentation.

    • Pourquoi et comment documenter ?

       

       Dans les espaces du faire, documenter fait partie du geste de fabrication. On ne documente pas après coup, pour archiver un projet, mais pour permettre à d’autres de comprendre, de reproduire, d’adapter et de prolonger ce qui a été fait.

      La documentation est d’ailleurs un principe fondateur des fablabs : le partage des connaissances et des savoir-faire fait partie de leurs engagements, et chacun est invité à contribuer à cette production collective.

      Documenter, ce n’est pas seulement montrer un objet terminé. C’est raconter un chemin : l’idée de départ, les essais, les choix techniques, les erreurs, les ajustements. Ce qui compte, ce n’est pas la perfection du résultat, mais ce qui permet à quelqu’un d’autre de s’en emparer.

      Dans cette logique, la documentation devient un moyen de partager ses connaissances. Elle permet à d’autres usager·es de reproduire un projet, de l’améliorer ou de l’adapter à leur contexte.

      Elle peut prendre des formes variées : photos, vidéos, notes, tutoriels, récits d’expérience. Des outils ont été développés spécifiquement pour cela, comme do•doc, conçu pour capturer des médias, les organiser et publier des récits à partir d’activités pratiques.

      Documenter, c’est aussi accepter que les connaissances circulent. Les fichiers, les méthodes et les solutions deviennent des ressources partagées, que d’autres peuvent réutiliser. Cette mise en commun participe à la construction de communs et à l’appropriation des techniques par un plus grand nombre.

      La plateforme fabricationnumerique.fr s’inscrit dans cette continuité. Elle vise à rendre visibles ces productions, à les structurer et à faciliter leur diffusion, non pour les figer, mais pour encourager leur réutilisation et leur évolution dans d’autres lieux, par d’autres personnes et pour d’autres projets.

      Parmi les outils fréquemment utilisés dans les espaces du faire :

      do•doc
      Outil conçu pour documenter des projets en train de se faire : il permet de capturer photos, vidéos, sons, textes et de les organiser facilement pour raconter un processus.

      Audacity
      Logiciel d’enregistrement et de montage audio, utile pour capter des témoignages, documenter un atelier ou enregistrer des explications.

      Kdenlive
      Logiciel de montage vidéo libre permettant de produire des tutoriels, des captations de projets ou des retours d’expérience.

      OBS Studio
      Outil de capture vidéo et d’enregistrement d’écran, utile pour documenter l’usage d’un logiciel ou le fonctionnement d’une machine.

      Etherpad / Framapad
      Outils d’écriture collaborative pour documenter à plusieurs, en temps réel.

      Wikis (type MediaWiki)
      Espaces de documentation structurée permettant de capitaliser des projets, tutoriels et ressources sur la durée. Exemple : MoviLab, le wiki des tiers-lieux

      MakerNet
      Plateforme utilisée dans certains réseaux de labs pour documenter des projets, partager des ressources et rendre visibles les activités des lieux et des communautés.

    • Avant d'utiliser la plateforme 

       

      Cette plateforme a été conçue comme un appui aux pratiques des espaces du faire. Elle permet de découvrir des notions, de préparer une prise en main, de consolider des acquis et de mieux comprendre les usages des outils et des machines.

      • Elle ne remplace pas l’accompagnement humain ni les formations proposées dans les lieux.
      • Elle vient en complément, pour permettre à chacun·e d’avancer à son rythme et de se repérer dans un environnement parfois complexe.
      • Elle aide à comprendre, à préparer et à accompagner des usages qui se construisent ensuite dans les espaces du faire, avec les équipes et les autres usager·es. L’apprentissage repose aussi sur l’expérimentation, le droit à l’erreur et la collaboration.

      Les contenus peuvent être consultés de manière progressive, en commençant par les bases ou en allant directement vers les sujets qui correspondent à un besoin ou à un projet. Il est possible d’y revenir à tout moment, de relire un passage, de compléter une compréhension ou d’approfondir un point particulier. La plateforme est pensée comme une ressource mobilisable dans la durée, et non comme un parcours à suivre une seule fois. Elle n’a pas vocation à rendre autonome immédiatement.

      Ce qui est proposé ici constitue un point d’appui pour ces démarches, pas un cadre figé. La documentation et le partage font partie intégrante des pratiques. Lorsque cela est possible, chacun·e est invité·e à transmettre ses expériences, à contribuer à des ressources ou à partager des retours d’usage. Enfin, la plateforme s’inscrit dans un réseau de lieux, de personnes et de pratiques. Elle est pensée comme un outil commun, amené à évoluer, à s’enrichir et à être approprié par différents contextes. Son usage repose autant sur la consultation des contenus que sur la capacité à les relier à des situations concrètes, à des projets et à des communautés d’apprentissage.

    • Auto-Positionnement

      Avant d’accéder à un module machine, l’apprenant·e est invité·e à répondre aux questions suivantes :

      • Ai-je déjà utilisé cette machine ?
      • Dans quel cadre (formation, projet personnel, projet professionnel) ?
      • Est ce que je me sens autonome, débutant·e ou en découverte ?
      • De quoi ai-je besoin pour progresser (accompagnement, pratique, ressources) ?
    • Responsabilité de l'usager

      Avant toute utilisation autonome d’une machine, l’usager·e doit :

      • s’assurer d’avoir suivi les formations nécessaires
      • vérifier son niveau de compréhension
      • respecter les consignes de sécurité
      • contribuer, lorsque cela est possible, à la documentation des usages et des projets.

      L’autonomie est progressive et dépend du contexte, du lieu et de la machine concernée.

    • Contenus pédagogiques

      Dans les espaces du faire, les machines de fabrication numérique sont des outils partagés.
      Elles sont utilisées par des publics variés, dans des contextes différents, et nécessitent un cadre d’utilisation clair et commun.

      Utiliser une machine implique :

      • de respecter les règles du lieu dans lequel elle se trouve
      • de comprendre les principes généraux de fonctionnement
      • de connaître et d’appliquer les règles de sécurité
      • d’accepter une progression par étapes
      • de demander de l’aide en cas de doute ou de difficulté

      Les modules machines proposés sur la plateforme ont pour objectif de :

      • préparer à une prise en main encadrée
      • compléter une formation réalisée en présentiel
      • consolider des acquis existants

      Ils ne remplacent pas l’accompagnement humain ni la validation locale des compétences.